Une nouvelle mesure de clémence pourrait bientôt toucher plusieurs centaines de détenus togolais. Lors de son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a demandé au ministre de la Justice de lui soumettre des propositions pour accorder des remises de peine sur l’ensemble du territoire.
Cette orientation s’inscrit dans une dynamique récurrente visant à humaniser le système pénitentiaire et à renforcer l’efficacité de la justice. Les remises envisagées seront établies selon des critères précis, mettant en avant l’équité, la situation personnelle du détenu et la nature de l’infraction. Seront notamment concernés les prisonniers en détention depuis de longues années, ceux condamnés pour des délits mineurs, les personnes âgées, les détenus en fin de condamnation ou frappés de maladies sévères.
Faure Gnassingbé a cependant rappelé les limites strictes de ce dispositif. Il a insisté sur le fait que les crimes de sang et les atteintes graves à l’intégrité physique ne sauraient bénéficier d’aucune indulgence : “La rigueur restera la règle”, a-t-il affirmé, écartant toute interprétation assimilable à du laxisme.
En 2024, près de 2 000 détenus avaient déjà été libérés ou partiellement graciés dans le cadre d’un programme similaire. Si les nouvelles propositions sont validées, elles pourraient contribuer à désengorger davantage les prisons, tout en offrant une possibilité de réinsertion à des catégories de détenus jugées vulnérables ou peu dangereuses pour la société.

