Récépissé HAAC N°0062/HAAC/07-2022/pl/P

Togo : de nouvelles règles pour encadrer la commercialisation de la noix de cajou

Au Togo, le gouvernement renforce l’organisation de la filière anacarde à travers un nouvel arrêté interministériel encadrant la commercialisation de la noix de cajou. Signé le 30 décembre 2025 par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Antoine Lékpa Gbegbeni, et le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, ce texte vise principalement à encourager la transformation locale et à mieux structurer cette filière agricole stratégique.

Le nouvel arrêté apporte plusieurs modifications à la réglementation en vigueur depuis 2008. Parmi les principales mesures introduites figure l’obligation faite aux acheteurs agréés et aux coopératives de producteurs de réserver une partie de leur production aux unités de transformation installées dans le pays. Concrètement, avant toute vente destinée à l’exportation, ces acteurs devront céder au moins un tiers du volume de noix de cajou collecté ou acheté aux transformateurs locaux. Le prix de cession sera déterminé au début de chaque campagne par les acteurs de l’interprofession.

Pour garantir l’application de cette disposition, chaque livraison devra être accompagnée d’un bordereau ou d’un quitus délivré par les unités de transformation et validé par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT).

Des sanctions prévues

Le texte prévoit également des sanctions en cas de non-respect des nouvelles règles. Les acheteurs ou coopératives qui ne livreraient pas la quantité exigée aux transformateurs locaux pourraient être exclus de toute opération de vente aux exportateurs pendant la campagne en cours.

Toutefois, une exception est prévue : si l’impossibilité de livraison est liée aux capacités des unités de transformation, le CIFAT pourra délivrer un quitus exceptionnel permettant aux acteurs concernés de poursuivre leurs activités commerciales.

Par ailleurs, l’achat et l’exportation de la noix de cajou restent soumis à l’obtention d’un agrément délivré par le comité de coordination de la filière anacarde. Les cargaisons destinées à l’exportation sans ces documents pourront être saisies par les autorités compétentes.

À travers ces nouvelles dispositions, les autorités togolaises ambitionnent de stimuler la transformation locale, d’accroître la valeur ajoutée générée par l’anacarde et de consolider l’organisation de cette filière agricole importante pour l’économie nationale.

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