Récépissé HAAC N°0062/HAAC/07-2022/pl/P

Togo : la HARC n’a pas donné d’accréditation aux 2 journalistes français arrêtés

L’arrestation de deux journalistes français au Togo continue de susciter des réactions et des interrogations. Depuis le mardi 18 août 2026, l’affaire alimente les discussions dans les médias et sur les réseaux sociaux, notamment autour des raisons de leur présence sur le territoire togolais et des circonstances de leur interpellation.

Face aux nombreuses informations qui circulent, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a décidé d’apporter des précisions. L’institution indique que les deux journalistes concernés sont Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani.

Selon les éléments communiqués par la HARC, les deux hommes séjournaient au Togo dans le cadre de leurs activités professionnelles. Ils seraient notamment soupçonnés de fausses déclarations. Toutefois, l’autorité de régulation insiste surtout sur l’absence d’accréditation préalable.

Aucune demande d’accréditation enregistrée

La HARC affirme n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux journalistes, que ce soit de la part de France Télévisions ou directement des intéressés. Or, la réglementation togolaise prévoit que les correspondants et envoyés spéciaux des médias étrangers doivent, en plus de disposer d’une carte professionnelle de presse, obtenir une accréditation auprès de l’autorité de régulation.

Cette procédure permet notamment aux autorités compétentes d’être informées de la présence et des activités des professionnels des médias étrangers sur le territoire.

Des activités qui n’auraient pas été signalées

La HARC affirme également ne pas avoir été informée de l’arrivée des deux journalistes au Togo ni de leurs éventuelles activités de tournage, notamment dans la partie septentrionale du pays.

Dans ce contexte, l’institution appelle les professionnels des médias ainsi que les créateurs de contenus à respecter les dispositions en vigueur et à faire preuve de prudence dans l’exercice de leurs activités.

La HARC souhaite par ailleurs que les procédures judiciaires se poursuivent sereinement afin de déterminer les circonstances exactes de cette affaire et les éventuels faits reprochés aux deux journalistes.

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