Récépissé HAAC N°0062/HAAC/07-2022/pl/P

Laurent Gbagbo : L’obsession présidentielle s’estompe

Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’État ivoirien, évoque une nouvelle perspective politique. Après avoir dirigé la Côte d’Ivoire de 2000 à 2011, il affirme que son désir de redevenir président ne le hante plus. Cette déclaration ouvre la voie à une potentielle candidature pour les élections présidentielles de 2025. Toutefois, Gbagbo met en avant la volonté de ses camarades de parti pour décider de sa prochaine étape politique.

« J’ai voulu être président, je l’ai été (…), mais ce n’est plus une obsession », affirme Gbagbo. Après avoir occupé le poste de chef d’État, il semble que son obsession pour la présidence s’est estompée. Cette déclaration marque une nouvelle phase dans la trajectoire politique de l’ancien président.

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Laurent Gbagbo ne ferme pas la porte à de nouvelles opportunités. Il indique que si ses camarades estiment qu’il est le meilleur choix pour les élections à venir, il est prêt à se mettre en route pour travailler. Cette attitude réfléchie et ouverte suggère que Gbagbo reste un acteur potentiel dans le paysage politique ivoirien.

Défis actuels

Actuellement, Gbagbo fait face à des défis. Radié des listes électorales, il ne pourra pas voter aux élections locales du 2 septembre. De plus, bien qu’acquitté par la justice internationale pour des crimes contre l’humanité liés à la crise post-électorale de 2010-2011, il reste sous le coup d’une condamnation à 20 ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest en 2011. Cette condamnation a entraîné sa déchéance de ses droits civiques et politiques.

Gbagbo dénonce fermement cette condamnation, réitérant qu’il n’est ni un voleur ni un braqueur. Il annonce qu’après les élections de septembre, il continuera à lutter contre cette décision qu’il considère comme une injustice. Cette détermination témoigne de sa persévérance à rétablir son statut politique et sa réputation.

Interrogé sur la situation au Niger, où un coup d’État a renversé le président Mohamed Bazoum, Gbagbo se positionne contre une éventuelle intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour rétablir l’ordre constitutionnel. Il exprime le souhait que Bazoum soit libéré tout en appelant la CEDEAO à concentrer ses efforts sur la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel.

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