Récépissé HAAC N°0062/HAAC/07-2022/pl/P

Mali : De nouvelles frappes aériennes réveillent les vieux démons

La tension monte au Mali alors que l’ex-rébellion touareg du nord accuse l’armée malienne de mener de nouvelles frappes aériennes sur ses positions.

Cette situation tendue suscite des inquiétudes quant à une possible reprise des hostilités dans la région.

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Conflit ancien, tensions renouvelées

Un porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), une alliance de groupes indépendantistes et autonomistes touaregs, a signalé que l’armée malienne avait effectué des frappes aériennes sur les positions de la CMA à Anéfis pour la deuxième journée consécutive. Bien que les dégâts n’aient pas été signalés, cette série de frappes a suscité des préoccupations dans la région.

La CMA, qui était en rébellion contre l’État malien dans le nord en 2012 aux côtés d’islamistes radicaux, a signé un accord de paix avec le gouvernement malien en 2015. Cependant, les tensions entre la CMA et la junte militaire au pouvoir depuis 2020 n’ont cessé de s’aggraver, exacerbées par des rivalités pour le contrôle du territoire.

Retrait de la mission de l’ONU

La situation s’est intensifiée avec le début du retrait de la mission de l’ONU déployée au Mali depuis 2013. Les groupes armés s’opposent au transfert des camps de l’ONU à l’armée malienne. Les récents affrontements entre l’armée et la CMA après la remise du camp onusien de Ber à l’État montrent les défis complexes auxquels le Mali est confronté.

Alors que le gouvernement militaire a appelé les groupes armés signataires de l’accord de 2015 à reprendre le dialogue, les groupes armés eux-mêmes accusent l’aviation malienne de bombarder leurs positions à Anéfis. La situation reste instable, et la CMA estime que la junte cherche à intensifier les hostilités, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses.

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