La Cour d’appel de Nouakchott a alourdi, le 14 Mai 2025, la peine de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
Déjà condamné à 5 ans de prison en première instance, il écope désormais de 15 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 3 millions de dollars. Il a également été déchu de l’ensemble de ses droits civiques.
L’ex-chef de l’État, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019, a été reconnu coupable de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite. Selon les autorités judiciaires, il aurait accumulé illégalement plus de 70 millions de dollars d’actifs durant son mandat.
Mohamed Ould Abdel Aziz est incarcéré depuis janvier 2023. Cette affaire marque une rupture dans l’histoire judiciaire du pays : c’est la première fois qu’un ancien président est poursuivi, jugé et condamné pour corruption en Mauritanie.
Au cœur de ses démêlés judiciaires se trouve également une rupture politique : son conflit ouvert avec son successeur et ancien allié, Mohamed Ould Ghazouani, avec qui il avait mené la transition du pouvoir en 2019, a nourri les tensions. Aziz accuse d’ailleurs ses opposants d’orchestrer un « procès politique » visant à l’écarter définitivement de la vie publique.








