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Récépissé HAAC N°0062/HAAC/07-2022/pl/P

Report de l’élection présidentielle au Sénégal : Le plan du tandem Macky Sall – Karim Wade désavoué par le conseil constitutionnel !

Toute la crise électorale au pays de la Térenga, est née du rejet de la candidature de Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012) par le conseil constitutionnel en raison de sa double nationalité franco-sénégalaise, encore effective au moment du dépôt de son dossier.

C’était peut-être l’occasion rêvé pour le président Macky Sall, sachant qu’il n’allait plus être candidat à sa propre succession,  pour revenir au-devant de la scène et contrôler tout le processus. Parmi les 20 candidats retenus, et malgré la candidature de son dauphin l’actuel premier ministre, Amadou Ba, Macky Sall n’a pas son homme qui pouvait assurer ses arrières et aussi protéger les intérêts de la France. Enfin, le pouvoir risque de se retrouver entre les mains de ses opposants les plus farouches à savoir Ousmane Sonko, Khalifa Sall.

Dans une autre mesure, il a agi afin de rentrer dans les bonnes grâces de son ancien mentor l’ex-président Abdoulaye Wade avec lequel il s’était embrouillé depuis 2008. (Parti démocratique sénégalais). Convaincu dans sa fuite en avant, il est le seul à soutenir la démarche des parlementaires du PDS à la veille du lancement de la campagne électorale, pour remettre à plat tout le processus électoral allant dans le sens des députés du PDS, soutien de Karim Wade, qui avaient demandé le report de l’élection et l’ouverture d’une enquête parlementaire contre deux juges du conseil constitutionnel qui auraient «   en raison de leurs connexions douteuses et leurs conflits d’intérêt » été « corrompus ».

Mais, coup dur pour ce plan ourdi de l’extérieur, dont est à la manœuvre le clan Wade et le celui du président Macky Sall, le Conseil constitutionnel a déclaré la loi qui reporte la présidentielle au 15 décembre 2024 contraire à la Constitution et annulé le décret présidentiel qui annulait la convocation des électeurs pour le scrutin du 25 février.

Toute la classe politique sénégalaise si elle peut accepter la tenue de l’élection à une autre date que le 25 février, elle ne se voit pas accepter le maintien au pouvoir de Macky Sall après le 2 avril, date de son départ de la présidence sénégalaise. Pour l’heure, tous les regards sont tournés vers le président sortant pour voir quelle sera sa posture face à cet échec de sa première tentative de se maintenir au pouvoir au-delà du délai constitutionnel.

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