Face aux rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux évoquant l’existence d’un réseau d’enlèvements opérant sur le territoire national, le gouvernement a tenu à clarifier la situation. Lors d’une rencontre avec la presse vendredi, les autorités ont fermement rejeté ces allégations, les qualifiant d’informations infondées susceptibles d’inquiéter inutilement la population.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Batossie Madjoulba, s’est montré particulièrement ferme sur la question. Selon lui, les données recueillies par les services compétents ne permettent pas de conclure à l’existence d’un réseau criminel structuré spécialisé dans les enlèvements.
D’après les statistiques présentées par le ministre, entre décembre 2025 et fin février 2026, un total de 102 cas de disparitions jugées préoccupantes ont été signalés sur l’ensemble du territoire. Parmi ces signalements, un seul cas a été considéré comme un enlèvement présumé.
Les efforts conjoints des forces de sécurité et des services compétents ont permis de retrouver 86 personnes, soit 84,31 % des cas signalés. Parmi elles figurent 63 mineurs et 23 adultes. À ce jour, 16 personnes restent toujours introuvables et font l’objet de recherches actives menées par les autorités.
Les investigations menées jusqu’ici indiquent que la majorité des disparitions ne sont pas liées à des activités criminelles organisées. Les enquêtes évoquent plutôt plusieurs facteurs sociaux et familiaux, notamment des conflits au sein des familles, des départs volontaires, un manque d’encadrement parental ou encore des situations de vulnérabilité sociale.
Selon les autorités, l’influence croissante des réseaux sociaux et la quête d’indépendance de certains jeunes figurent également parmi les éléments pouvant expliquer certains départs.
Face à ces constats, le gouvernement appelle à la vigilance collective et à la responsabilité dans la diffusion de l’information. Les autorités mettent également l’accent sur la prévention et souhaitent renforcer la collaboration avec les acteurs locaux.
Dans cette optique, l’implication des autorités administratives, des leaders communautaires et des chefferies traditionnelles sera davantage encouragée afin de mieux sensibiliser les populations et prévenir les situations à risque.
Les pouvoirs publics réaffirment enfin leur engagement à poursuivre les investigations pour retrouver les personnes encore portées disparues, tout en invitant les citoyens à privilégier les sources d’information officielles afin d’éviter la propagation de rumeurs susceptibles de créer un climat de psychose au sein de la population.










