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Récépissé HAAC N°0062/HAAC/07-2022/pl/P

Duel des « vieux » à l’élection présidentielle américaine : la démocratie, une farce ?

Ces deux dinosaures de la politique aux Etats-Unis ont usé de leur puissance et intrigue pour écarter et mettre hors d’état de contestation dans leurs camps. Les Américains malgré leur dédain, n’ont pu rien faire pour barrer la route à un éventuel duel de Trump – Biden  les deux « vieux’ présidents sortants.  Sauf énorme surprise d’ici là, 2024 devrait donc voir la revanche de 2020… Et que ce soit Biden, 81 ans, ou Trump, 77 ans, celui qui s’installera à la Maison-Blanche en janvier 2025 sera de toute façon, et pour la deuxième fois consécutive, le président le plus âgé à entrer en fonctions.

Ce n’est pas sans s’essayer que le camp des opposants de Donald Trump au niveau des Républicains aux Etats-Unis devrait accepter d’avaler la couleuvre. Ils étaient treize (13) sur la liste de départ pour empêcher une seconde candidature de Donal Trump alors que tous les sondages le donnaient largement et confortablement devant pour remporter les primaires républicaines. Mais avant même le coup d’envoi de ces primaires huit (8) challengers de Trump, ont jeté l’éponge sûrement en évaluant leur chance de pouvoir exister en face de la vague dévastatrice des trumpistes qui croient dur et fer de la victoire en novembre 2024 de leur champion.

Durant les primaires quatre (4) autres protagonistes se sont retirés laissant l’ex-ambassadrice américaine aux Nations Unies (2017-2018), Nikki Haley, affronter toute seule Donald Trump qui a vu se rallier plusieurs vieux loups du clan des Républicains dont Ron De Santis pressenti depuis longtemps comme le seul et sérieux candidat pouvant faire de l’ombrage à Trump.

Côté démocrate, c’est le blackout total car avec un vieux président sortant, tout semble verrouillé. Point la moindre opposition. Pour rappel, avant son élection en 2020, Joe Biden avait promis ne faire qu’un mandat. Là, il avait conscience de son âge déjà avancé pour rêver d’un second mandat. Ce qui préoccupe les Démocrates, c’est les postes de Gouverneurs, Sénateurs et de députés. Ils sont calculateurs et veulent être dans les bonnes grâces du président en cas de réélection pour être nommés à des fonctions de hautes responsabilités.

Mais que se passe – t – il chez les Américains pour ne plus voir les jeunes dicter leur loi en politique comme l’avaient su le faire un certain John Fitzgerald Kennedy en 1960, ou un Bill Clinton en 1992 ? Don De Santis (45 ans), le jeune Gouverneur de la Floride, a longtemps caressé et nourrit l’ambition mais vite a été vite rattrapé par les réalités actuelles du système politique américain. Le jeune entrepreneur de 38 ans, Vivek Ramaswamy, lui a emboîté le pas sans succès auprès des électeurs républicains.  

Comme chez les Démocrates, les Républicains avançaient la calculatrice à la main. Les « vieux » ont tout verrouillé comme c’est le cas dans bon nombre de pays africains où les personnes ayant plus de 40 années de carrière politique restent en postes et  qui plus est, cumulent toutes les fonctions tant nominatives qu’électives.

Comment peut-on expliquer cette situation lorsque tous les critères objectifs écartent ces deux briscards de concourir à la fonction présidentielle de la première puissance économique et militaire du monde ? Trump malgré ses déboires judiciaires n’a jamais inquiété les électeurs républicains. La peur de l’autre est un élément essentiel de son discours et de ses semblables de l’extrême droite qui considèrent l’intégration des personnes immigrantes comme un «  mythe libéral ».

Si ce match retour et de revanche tant désiré par Donald Trump n’enthousiasme pas les Américains comme l’affirment les sondages d’opinion, pourquoi rien n’est fait pour lui faire échec et renvoyer ces « vieux » dos à dos ? Cet état de fait est le signe de la radicalisation du discours politique depuis le succès foudroyant du mouvement du Tea Party. Le fait même pour les républicains de débattre avec des élus démocrates est devenu le signe d’une possible trahison.

Une fois encore, ces donneurs de leçon de démocratie ont plus du mal à voir la pourpre dans leurs yeux et s’ingèrent dans les affaires intérieures des pays qu’ils jugent selon leur baromètre non démocratiques. Et nous le savons tous que tous ceux qui font leur volonté et les lèches bottes sont adoubés et soutenus afin de se perpétuer ad vitam eternam dans leur désillusion et raquette.

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